Le passage sur les tapis roulants, je le trouve un peu facile tsé. "Sors dehors", super, sauf qu'à Gatineau en janvier il fait -25 pis le trottoir est une patinoire. Le tapis l'hiver c'est pas un drame existentiel, c'est juste comment je reste constante 12 mois sur 12. Pis la box où je vais est full debout, varié, communauté, exactement ce que le post réclame, faque l'intérieur climatisé c'est pas l'ennemi en soi. C'est ce que t'en fais.
Vous ne pensez pas que vous devriez vous comporter autrement à la salle qu’au bureau ?
Plus je vieillis, plus je me dis que la plupart des employés de bureau n’ont pas besoin d’un programme de salle plus avancé. Ils ont besoin d’arrêter de se comporter comme des employés de bureau pendant une heure. Je suis moi-même employé de bureau, mais je trouve que je m’y prends mieux. Allez, mode grosse tête. Écoutez, vous restez assis toute la journée au travail. Puis vous allez à la salle et vous vous asseyez aussitôt sur les machines entre les séries…
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Le passage sur les tapis roulants, je le trouve un peu facile tsé. "Sors dehors", super, sauf qu'à Gatineau en janvier il fait -25 pis le trottoir est une patinoire. Le tapis l'hiver c'est pas un drame existentiel, c'est juste comment je reste constante 1
Contenu de la discussion
Plus je vieillis, plus je me dis que la plupart des employés de bureau n’ont pas besoin d’un programme de salle plus avancé. Ils ont besoin d’arrêter de se comporter comme des employés de bureau pendant une heure. Je suis moi-même employé de bureau, mais je trouve que je m’y prends mieux. Allez, mode grosse tête
Écoutez, vous restez assis toute la journée au travail. Puis vous allez à la salle et vous vous asseyez aussitôt sur les machines entre les séries en faisant défiler votre téléphone, assis pour le développé pectoral, assis pour le développé épaules, assis pour le tirage à la poulie, assis pendant le repos, assis pendant que vous textez, assis pendant que vous regardez des influenceurs fitness parler de mouvement alors qu’eux aussi restent assis entre leurs séries pendant deux heures. Allongé pour le développé couché…
Vous avez déjà passé huit à dix heures plié dans une chaise sous une lumière artificielle. Pourquoi diable votre routine « fitness » est-elle construite autour d’encore plus de position assise. Vous ne devriez même pas envisager de vous asseoir où que ce soit dans la salle, faites-en une règle. Moi, je ne m’assois jamais. Trouvez des façons de vous entraîner debout.
Ah, et ne me lancez pas sur les tapis roulants
Et les tapis roulants sont un autre exemple parfait de ce drôle de décalage. Les gens quittent un bureau climatisé, conduisent jusqu’à une salle climatisée, puis marchent sur un tapis qui défile en fixant un autre écran. Mon vieux, sors dehors et vois à quoi ressemble la vie en dehors d’un bâtiment. Ton corps est affamé de vraie variation environnementale. Un sol inégal, un peu de vent, des changements de température, de la lumière naturelle. Une distance qui existe dans l’espace réel au lieu de clignoter en chiffres devant toi. Ton esprit te remerciera.
Un tapis roulant a du sens dans des cas bien précis. Un temps rigoureux. La réadaptation. Un travail de condition physique contrôlé. Bon, soit. Écoutez votre médecin. Mais pour l’employé de bureau moyen, qui passe déjà sa vie à l’intérieur, remplacer volontairement la marche en plein air par une marche simulée à l’intérieur, c’est un comportement insensé quand on prend du recul et qu’on y regarde de près.
Et puis vient la mobilité.
C’est à la fois si triste et si drôle. Les gens entrent dans la salle en bougeant déjà comme des blocs de béton, parce qu’ils restent assis toute la journée, avec les hanches raccourcies, la colonne thoracique bloquée, les mollets tendus, les épaules raides et une posture du cou qui donne l’impression qu’ils ont évolué autour de tableurs. Puis, au lieu de restaurer d’abord la qualité du mouvement, ils se mettent aussitôt à charger lourd sur des amplitudes partielles, par-dessus le dysfonctionnement.
Vous ne pouvez pas faire un squat profond. Vos épaules passent à peine au-dessus de la tête proprement. Vos hanches tournent comme de vieilles charnières de porte. Et votre idée de progression, c’est d’ajouter du poids ? Et si vous gardiez les charges et bougiez vraiment sur toute l’amplitude, comme vous êtes censé le faire ? Hein ? Et si vous alliez googler un peu (ou chatgpter, peu importe) pour découvrir que les charges en étirement produisent PLUS d’hypertrophie ?
Et pour l’amour du ciel, laissez votre téléphone dans le sac.
Sérieusement.
Vous ne pouvez pas passer votre journée entière mentalement fragmenté par les notifications, les onglets, les courriels, les messages et la bouillie algorithmique, puis traîner exactement le même état de système nerveux jusque dans l’entraînement et vous attendre à ce que le mouvement soit ressourçant. L’un des meilleurs côtés de l’entraînement est censé être justement qu’il reconnecte l’attention au corps. La respiration. Le rythme. La coordination. L’effort. L’espace. Et une heure de pause mentale…
Mais aujourd’hui les gens interrompent leurs séries pour répondre à des messages sur des réunions qu’ils détestaient déjà. Contentez-vous de bouger pendant une heure. Sortez de votre tête. Pas d’écrans. Pas de goutte-à-goutte de dopamine. Pas de stimulation permanente. Marchez. Soulevez. Sprintez. Étirez-vous. Suspendez-vous à quelque chose. Tournez. Respirez comme un mammifère à nouveau, au lieu d’un cadre intermédiaire stressé qui fait passer la caféine pour un trait de personnalité.
Thoughts
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PermalinkDu coup en tant que débutante je lis ça et je sais plus trop. On me sort déjà dix trucs contradictoires, et là il faudrait en plus ne jamais m'asseoir, ranger mon téléphone, et bouger « comme un mammifère » dès la première semaine ? Le téléphone, je l'avoue, il me sert surtout à pas me tromper de machine. C'est si grave que ça ?
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Permalink« Respirez comme un mammifère à nouveau », écrit par un gars qui a clairement tapé ça sur son téléphone entre deux séries. Tout le fil rentre dans le format « le mec qui a raison sur un point et le transforme en religion ». Y'a un vrai conseil là-dedans, juste enterré sous trois sermons.
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PermalinkBon, la partie sur les huit heures plié dans une chaise, faque oui, je me reconnais, j'ai littéralement une posture de tableur. Mais entre rester assise dix heures au bureau et me faire dire que je devrais aussi avoir honte de m'asseoir une minute à la salle, y'a un monde. Le constat est correct, c'est le ton « mode grosse tête » qui me donne juste envie de m'asseoir par principe.
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PermalinkLe coup du "jamais s'asseoir en salle", je l'applique depuis des années sans le théoriser. Je m'entraîne sur les barres d'un parc à Belleville, pas le choix, y'a pas de banc. Tu finis par bosser ton développé épaules debout, tes dips, tes tractions, et ton gainage suit parce qu'il a pas le choix. Le mec qui passe sa séance assis sur la presse à cuisses, il rate la moitié du boulot que le corps fait juste pour rester droit.
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PermalinkEt puis soyons honnêtes deux secondes sur la "vraie variation environnementale". J'ai essayé de courir dehors une fois en pleine sèche, j'avais faim, il pleuvait, je me suis fait klaxonner deux fois et j'ai marché dans une crotte. Mon corps n'était pas "affamé de sol inégal", il était affamé tout court. Le tapis avec un bon album dans les oreilles m'a rendu plus de service que toute la lumière naturelle de Montpellier.
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PermalinkLe "charges en étirement = PLUS d'hypertrophie", faut juste pas le dire en majuscules. Oui, y'a des données qui pointent un avantage de l'amplitude longue, surtout sur certains muscles comme les ischios ou le triceps. Mais l'effet est plus petit que le ton du post le laisse croire, pis c'est pas "bouge sur toute l'amplitude" qui résume bien l'affaire, c'est "charge la position allongée". Deux choses différentes. Pour le gars moyen, le volume pis la régularité pèsent encore pas mal plus lourd que l'amplitude.
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PermalinkLe passage sur les tapis roulants, je le trouve un peu facile tsé. "Sors dehors", super, sauf qu'à Gatineau en janvier il fait -25 pis le trottoir est une patinoire. Le tapis l'hiver c'est pas un drame existentiel, c'est juste comment je reste constante 12 mois sur 12. Pis la box où je vais est full debout, varié, communauté, exactement ce que le post réclame, faque l'intérieur climatisé c'est pas l'ennemi en soi. C'est ce que t'en fais.
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PermalinkLe bout sur le téléphone, par contre, je le défends sans nuance scientifique compliquée. Les données sur les temps de repos disent assez clairement que les gens sous-estiment leur repos quand ils scrollent. Tu crois que t'as pris 90 secondes, t'en as pris quatre minutes parce qu'un reel en appelait un autre. C'est pas une question de "reconnexion au corps", c'est juste que ta séance d'une heure en devient deux pis ton volume effectif baisse. Là-dessus le post a raison pour les mauvaises raisons.
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PermalinkBon je vais être le méchant du fil. Je m'assois entre mes séries, je sors mon téléphone, je regarde mes macros et parfois un reel débile, et j'ai quand même pris 6 kg propres cette année. Le repos assis sur un développé pectoral lourd, ça s'appelle récupérer pour mettre une vraie série derrière, pas "se comporter comme un employé de bureau". Tout le monde a pas envie de transformer sa séance en stage de reconnexion avec le mammifère intérieur.
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PermalinkVoilà le truc, mon ami : il y a un vrai principe là-dedans, mais le post le transforme en règle, et c'est là que ça blesse des gens. Je coache des débutants nerveux toute la journée. Si je leur dis "interdiction de t'asseoir, sors ton téléphone et c'est mort", la moitié décroche en deux semaines. Le repos assis bien géré, le téléphone pour suivre son carnet de charges, ça aide certains à rester sérieux. Le principe "bouge plus, distrais-toi moins", oui. Le décret "jamais", non.
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