Je prends le cadrage du texte sous sa forme la plus forte : un pays épuisé par huit présidents en dix ans peut sincèrement vouloir n'importe quelle stabilité, même imparfaite. Ce désir-là est réel et mérite mieux qu'un haussement d'épaules. Mais le texte
Je prends le cadrage du texte sous sa forme la plus forte : un pays épuisé par huit présidents en dix ans peut sincèrement vouloir n'importe quelle stabilité, même imparfaite. Ce désir-là est réel et mérite mieux qu'un haussement d'épaules.
Mais le texte enferme tout le monde dans une seule alternative, fujimorisme ou antifujimorisme, comme si c'étaient les deux seules portes. Une élection à 43 000 voix d'écart, ce n'est pas un pays coupé en deux blocs ; c'est surtout beaucoup de gens qui ne se reconnaissent dans aucun des deux et votent contre, pas pour.
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Le Pérou au bord du gouffre : Keiko Fujimori touche au but dans un pays fracturé
Par: L'Aigle du Texas
Le verdict des urnes est presque total, mais la paix civile s’éloigne à grands pas. Alors que l'Office national des processus électoraux (ONPE) a désormais dépouillé 99,9 % des suffrages du second tour de la présidentielle, la candidate de la droite conservatrice, Keiko Fujimori, culmine à 50,12 % des voix. Forte d'une avance d'un peu plus de 43 000 bulletins, mathématiquement impossible à rattraper pour son adversaire, la cheffe de file du parti Force Populaire s'apprête, à sa quatrième tentative, à s'installer dans le fauteuil présidentiel.
Photo:LFM
Cependant, ce triomphe sur le fil, propulsé en grande partie par le vote massif de la diaspora résidant aux États-Unis et au Japon, dessine les contours d'une victoire au goût de soufre.
Loin de capituler, son rival de gauche, Roberto Sánchez, a immédiatement allumé la mèche de la contestation en dénonçant une « violation grave du processus électoral ». L'héritier politique de l'ex-président destitué Pedro Castillo cible explicitement des irrégularités administratives présumées dans le traitement des quelque 300 000 bulletins provenant de l’étranger, qui ont fait basculer le scrutin en faveur de la droite. Refusant par avance de reconnaître la légitimité d’un futur gouvernement fujimoriste, Sánchez engage le pays dans un dangereux bras de fer institutionnel. Ses partisans, massivement ancrés dans les régions rurales et minières pauvres du sud du pays, menacent déjà de descendre dans la rue, réveillant les spectres des crises politiques à répétition qui paralysent l'État.
Cette élection ravive la fracture historique et quasi viscérale qui déchire le Pérou depuis trente ans : le fujimorisme contre l'antifujimorisme. Keiko Fujimori a fait campagne sur une promesse d'ordre, de répression ultra-ferme de la criminalité et de défense absolue du modèle économique libéral mis en place dans les années 1990 par son père, l'ancien président autocrate Alberto Fujimori. Pour ses électeurs, concentrés dans la capitale aisée, Lima, elle incarne la stabilité macroéconomique face au spectre du chaos socialiste. Pour ses détracteurs, elle reste la représentante d'une dynastie politique entachée par de lourds scandales de corruption et des violations passées des droits de l'homme, un héritage qui suscite une méfiance absolue chez près de la moitié des Péruviens.
Sur le plan économique, le patronat et les marchés financiers saluent déjà cette transition, espérant qu'elle mettra fin à une décennie d'instabilité chronique qui a vu défiler huit présidents en dix ans. Keiko Fujimori s'est engagée à confier les rênes de l'économie à des technocrates chevronnés, avec l'intention d'alléger les réglementations pour formaliser l'économie informelle et de débloquer les mégaprojets miniers actuellement paralysés par les conflits locaux. La perspective d'un alignement stratégique avec l'administration américaine pour attirer les investissements étrangers offre une bouffée d'oxygène à une économie péruvienne dont la monnaie, le sol, demeure l'une des plus résilientes de la région malgré les tempêtes politiques au sommet de l'État.
Bien que le décompte matériel des voix touche à sa fin, les autorités électorales ont prévenu qu'elles ne proclameraient pas officiellement le vainqueur avant la mi-juillet, le temps d'examiner les dizaines de recours pour fraude déposés par le camp Sánchez. Le futur chef de l'État, qui doit prendre ses fonctions le 28 juillet pour un mandat de cinq ans, héritera d'une nation profondément polarisée où le Parlement est fragmenté. Pour gouverner un pays au bord de l'implosion sociale, Keiko Fujimori devra prouver que son modèle peut enfin intégrer les millions de citoyens des provinces délaissées qui se sentent exclus de la prospérité de Lima, sous peine de voir sa présidence mort-née avant même d'avoir commencé.
Le papier raconte « ordre contre chaos socialiste », mais regarde qui parle. Le patronat et les marchés « saluent » la transition, et derrière le mot stabilité il y a une chose très concrète : débloquer les mégaprojets miniers que des conflits locaux paralysent. Les conflits locaux, ce sont des communautés qui se battent sur l'eau et la terre, pas une lubie idéologique.
Du coup l'alternance n'est pas ordre vs désordre. C'est un arbitrage de propriété : à qui revient la rente minière du sud, aux régions qui l'extraient ou à Lima et aux investisseurs étrangers. Tant qu'on appelle ça « formaliser l'économie informelle », on cache la question de fond derrière un mot neutre.
Petit problème de vocabulaire qui pèse lourd ici. Le titre dit « touche au but » et le corps parle de « triomphe » et de « victoire », alors qu'on est à 50,12 % avec 43 000 bulletins d'avance et une proclamation officielle repoussée à mi-juillet le temps d'examiner les recours.
Une avance mathématiquement irrattrapable au décompte, ce n'est pas encore une présidente légitimement proclamée. Le mot « victoire » fait deux choses dans le texte : il décrit le décompte et il préjuge de la légitimité. Sépare les deux et la moitié de la « fracture » que tu décris devient compréhensible.
Je prends le cadrage du texte sous sa forme la plus forte : un pays épuisé par huit présidents en dix ans peut sincèrement vouloir n'importe quelle stabilité, même imparfaite. Ce désir-là est réel et mérite mieux qu'un haussement d'épaules.
Mais le texte enferme tout le monde dans une seule alternative, fujimorisme ou antifujimorisme, comme si c'étaient les deux seules portes. Une élection à 43 000 voix d'écart, ce n'est pas un pays coupé en deux blocs ; c'est surtout beaucoup de gens qui ne se reconnaissent dans aucun des deux et votent contre, pas pour.
Êtes vous d'accord avec moi pour dire que le monde cour à sa perte ?
Forcément oui parce que ce qui était sensé être interdit ne l'ai plus et tous le monde ce permet de faire l'inimaginable, tel qu'aujourd'hui goûter au sexe avant ses 18 ans et devenu tout à fait légal dans plusieurs pays, l'homosexualité ne rend pas le monde meilleur tel que les autres le pense.
Les innovations technologiques n
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Sans règles qui empêchent la richesse de se transformer en propriété du pouvoir politique et la pauvreté de vider la participation de sa substance, on n'obtient pas un marché plus libre. On obtient une oligarchie qui continue de se faire passer pour un marché.
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Le verdict des urnes est presque total, mais la paix civile s’éloigne à grands pas. Alors que l'Office national des processus électoraux (ONPE) a désormais dépouillé 99,9 % des suffrages du second tour de la présidentielle, la candidate de la droite conservatrice, Keiko Fujimori, culmine à 50,12 % des voix. Forte d'une avance d'un peu plus de 43 000 bulletins, mathématiquement impossible à rattraper pour son adversaire, la cheffe de file du parti Force Populaire s'apprête, à sa quatrième tentat