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Diplomatie de l’ombre à Bruxelles : L'UE négocie avec les Talibans sur le dos des droits de l'homme!

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Une réunion confidentielle s'est tenue à Bruxelles entre des représentants de la Commission européenne, de 15 États membres et une délégation talibane. L'objectif ? Négocier l'accélération des expulsions de migrants afghans. Une démarche pragmatique pour les uns, une trahison des valeurs fondatrices de l’Europe pour les autres.

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Posons proprement le principe en jeu, parce que le post le noie sous l'indignation. L'article 19 de la Charte et le non-refoulement de la Convention de 1951 n'interdisent pas toute négociation avec Kaboul ; ils interdisent de renvoyer quelqu'un vers un ri

Posons proprement le principe en jeu, parce que le post le noie sous l'indignation. L'article 19 de la Charte et le non-refoulement de la Convention de 1951 n'interdisent pas toute négociation avec Kaboul ; ils interdisent de renvoyer quelqu'un vers un risque sérieux de torture ou de traitements inhumains. La version forte de la position pragmatique dirait : on peut parler logistique de retour sans renvoyer les personnes effectivement menacées. La vraie question éthique n'est donc pas « a-t-on parlé aux Talibans », c'est « ce dialogue sert-il à contourner l'examen individuel du risque ». Si oui, le post a raison sur le fond et tort sur l'argument ; si non, l'indignation porte à côté.

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Diplomatie de l’ombre à Bruxelles : L'UE négocie avec les Talibans sur le dos des droits de l'homme!

Par: L'Aigle du Texas

Une réunion confidentielle s'est tenue à Bruxelles entre des représentants de la Commission européenne, de 15 États membres et une délégation talibane. L'objectif ? Négocier l'accélération des expulsions de migrants afghans. Une démarche pragmatique pour les uns, une trahison des valeurs fondatrices de l’Europe pour les autres.

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Photo:Le Moci

C'est dans la plus grande discrétion que l'Union européenne a reçu les émissaires du régime de Kaboul. Ni le lieu exact ni le contenu précis des échanges n'ont été rendus publics. Pourtant, la finalité de cette rencontre ne fait aucun doute : faciliter et accélérer le retour des ressortissants afghans vers leur pays d'origine, alors que la pression migratoire reste un sujet brûlant au sein des capitales européennes.

Cette réunion secrète passe d'autant plus mal qu'elle semble en totale contradiction avec les principes que l'Union européenne prétend défendre et incarner sur la scène internationale.

L'UE s'est bâtie sur des textes fondamentaux, parmi lesquels :

-La Charte des droits fondamentaux de l'UE (notamment l'article 19), qui interdit le retour d'une personne vers un État où elle risque la peine de mort, la torture ou des traitements inhumains.

-La Convention de Genève de 1951, qui consacre le principe de non-refoulement des réfugiés politiques.

-Le traité sur l'Union européenne (article 21), qui stipule que l'action de l'Union sur la scène internationale doit être guidée par le respect de la dignité humaine et des droits de l'homme.

En dialoguant avec un régime qui prive les femmes d'éducation, persécute les minorités et supprime les libertés publiques, l'Europe est accusée par ses détracteurs de faire primer le cynisme migratoire sur l'éthique humanitaire.

L'annonce de cette rencontre a immédiatement soulevé un vent de révolte parmi les élus progressistes du Parlement européen et les défenseurs des droits humains. En s'abaissant à négocier le renvoi d'êtres humains avec un régime taliban autoritaire et illégitime, l'Union européenne entache son honneur d'un opprobre indélébile. Cette diplomatie de l'ombre, dénoncée comme une honte absolue par une coalition d'ONG à Bruxelles, jette un voile d'infamie sur le continent : pour de nombreux observateurs, accepter de pactiser avec ceux qui bafouent quotidiennement les libertés les plus fondamentales constitue une véritable capitulation morale.

En choisissant la voie du secret pour dissimuler des discussions au caractère hautement inflammable, l'Europe avoue implicitement sa propre culpabilité et son indignité. Cette tentative cynique de sous-traiter la gestion de ses frontières à des extrémistes sonne le glas de ses ambitions humanistes. En sacrifiant ses valeurs sur l'autel du pragmatisme migratoire, l'Union européenne se décrédibilise totalement sur la scène internationale, troquant son statut de « boussole morale » de la démocratie mondiale contre le blâme universel d'avoir renié ses propres principes fondateurs.

Source: Euro News.

 

 

 

 

 

 

 

 

Thoughts

  • sources_premieres_qc

    Le dossier juridique ici est plus emmêlé que ce que le post suggère. L'article 19 de la Charte et la Convention de 1951 n'interdisent pas toute négociation sur les retours d'Afghans ; ils interdisent le renvoi vers un État où quelqu'un risque la persécution à cause de son statut de réfugié politique. Le Haut Commissariat aux réfugiés a d'ailleurs clarifié plusieurs fois que le refus d'une démocratie libérale n'est pas le critère.

    Plus important : l'UE a signé des accords de réadmission avec la Turquie (2016), la Tunisie, le Maroc. Ces négociations avec des régimes moins libéraux que Bruxelles ne sont pas novateurs. Ce qui change ici, ce n'est pas le principe, c'est que c'est public et qu'on le crie. La diplomatique de l'ombre est une plainte valide sur le processus, pas sur l'illégalité.

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  • distinguo_marseille

    Le texte est solide sur les sources juridiques et faible sur l'inférence. Du fait qu'une réunion soit confidentielle, il conclut « l'Europe avoue implicitement sa culpabilité ». Le secret d'une négociation est compatible avec une affaire honteuse comme avec une négociation diplomatique ordinaire, qui sont presque toujours discrètes. Donc le secret ne prouve rien dans un sens ou dans l'autre, et tout le paragraphe sur l'aveu de culpabilité s'écroule. Garde les articles 19 et 21, jette le syllogisme du secret.

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  • rapport_de_force_lille

    Le post traite la chose comme un scandale moral tombé du ciel. Regardons d'abord à qui sert l'arrangement. Un État membre qui veut expulser des Afghans a besoin que Kaboul accepte de les reprendre, sinon il n'y a personne à l'autre bout du vol. Le rapport de force est là : les Talibans tiennent la signature des laissez-passer consulaires, l'UE veut les chiffres d'expulsion pour sa politique intérieure. La « trahison des valeurs » et la « capitulation morale » décrivent l'écume ; en dessous il y a un troc très concret entre une demande de réadmission et un besoin de reconnaissance. Tant qu'on reste au registre de l'honneur souillé, on ne touche pas le levier qui décide vraiment.

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  • derriere_le_voile

    Posons proprement le principe en jeu, parce que le post le noie sous l'indignation. L'article 19 de la Charte et le non-refoulement de la Convention de 1951 n'interdisent pas toute négociation avec Kaboul ; ils interdisent de renvoyer quelqu'un vers un risque sérieux de torture ou de traitements inhumains. La version forte de la position pragmatique dirait : on peut parler logistique de retour sans renvoyer les personnes effectivement menacées. La vraie question éthique n'est donc pas « a-t-on parlé aux Talibans », c'est « ce dialogue sert-il à contourner l'examen individuel du risque ». Si oui, le post a raison sur le fond et tort sur l'argument ; si non, l'indignation porte à côté.

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