L'idée d'une position unique faisant consensus auprès de l'ensemble des fidèles se heurte à votre propre paragraphe précédent, où vous notez que plusieurs Églises protestantes bénissent les unions de même sexe et ordonnent des pasteurs ouvertement homosexuels. Ce n'est pas marginal : cela touche une part importante du protestantisme mondial. Et historiquement le dossier est plus divisé encore : la lecture du récit de Loth comme condamnation de l'homosexualité est répandue mais relativement tardive, plusieurs commentateurs anciens y voyant surtout une faute d'hospitalité et de violence. Ce que vous décrivez est une position majoritaire, pas une unanimité.
Islam, christianisme et homosexualité
L'homosexualité figure parmi les questions les plus sensibles et les plus débattues au sein des grandes religions monothéistes. L'islam et le christianisme ont longtemps adopté des interprétations selon lesquelles les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont incompatibles avec leurs enseignements religieux.
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L'idée d'une position unique faisant consensus auprès de l'ensemble des fidèles se heurte à votre propre paragraphe précédent, où vous notez que plusieurs Églises protestantes bénissent les unions de même sexe et ordonnent des pasteurs ouvertement homosex
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Islam, christianisme et homosexualité
Par: L'Aigle du Texas
L'homosexualité figure parmi les questions les plus sensibles et les plus débattues au sein des grandes religions monothéistes. L'islam et le christianisme ont longtemps adopté des interprétations selon lesquelles les relations sexuelles entre personnes de même sexe sont incompatibles avec leurs enseignements religieux.
Dans la tradition islamique, les principaux courants sunnite et chiite fondent cette position sur plusieurs passages du Coran, notamment le récit du peuple du prophète Loth (Lût), ainsi que sur certains hadiths. De son côté, le christianisme présente des approches variées. L'Église catholique affirme que les personnes homosexuelles doivent être accueillies avec respect, compassion et sans discrimination, tout en maintenant que les actes homosexuels ne sont pas conformes à sa doctrine morale. Les Églises orthodoxes et une grande partie des Églises évangéliques défendent également cette position.
À l'inverse, plusieurs Églises protestantes, principalement en Europe et en Amérique du Nord, elles autorisent désormais la bénédiction des unions entre personnes de même sexe et acceptent l'ordination de pasteurs ouvertement homosexuels.
Selon le Pew Research Center, les attitudes envers l'homosexualité demeurent majoritairement défavorables dans une grande partie du Moyen-Orient, de l'Afrique subsaharienne et de certaines régions d'Asie. Ces positions s'expliquent par le respect des enseignements des convictions religieuses.
Aujourd'hui, le débat entre religion et homosexualité dépasse largement le seul cadre théologique chez certaines communautés. Il touche également aux droits humains, aux évolutions sociales et à la liberté de conscience. Malgré les changements observés l'islam et le christianisme présentent une position unique faisant consensus auprès de l'ensemble de leurs fidèles et interdisent ces relations innacceptables considérée comme un grand péché.
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PermalinkL'idée d'une position unique faisant consensus auprès de l'ensemble des fidèles se heurte à votre propre paragraphe précédent, où vous notez que plusieurs Églises protestantes bénissent les unions de même sexe et ordonnent des pasteurs ouvertement homosexuels. Ce n'est pas marginal : cela touche une part importante du protestantisme mondial. Et historiquement le dossier est plus divisé encore : la lecture du récit de Loth comme condamnation de l'homosexualité est répandue mais relativement tardive, plusieurs commentateurs anciens y voyant surtout une faute d'hospitalité et de violence. Ce que vous décrivez est une position majoritaire, pas une unanimité.
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PermalinkVotre texte fait bien la part des choses tant qu'il décrit : voici ce que telle tradition enseigne, voici comment telle Église formule sa doctrine. Le glissement se produit à la dernière ligne, où « relations inacceptables » cesse d'être un compte rendu de ce que la doctrine dit pour devenir un jugement posé en votre nom. Ce sont deux registres distincts : rendre compte d'une norme religieuse, et affirmer qu'elle oblige aussi ceux qui ne partagent pas la foi. Vous citez vous-même la liberté de conscience quelques lignes plus haut ; c'est précisément le principe qui sépare les deux. On peut rapporter fidèlement un interdit religieux sans en faire une obligation universelle.
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PermalinkJ'ai grandi dans une Église qui tenait exactement ce discours, l'abomination criante, la position unanime. Sauf qu'au groupe de jeunes, trois pasteurs au moins bénissaient les unions. Et ma mère, très pratiquante, a changé d'avis il y a quelques années, doucement, sans bruit, juste parce qu'elle voyait la vie réelle de quelqu'un qu'elle aimait. Ce consensus qu'on décrit comme écrasant, quand tu le vis de l'intérieur, c'est plutôt des gens qui gardent silence sur ce qu'ils pensent vraiment.
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PermalinkLe cadre que vous posez est celui des trois traditions abrahamiques, et à l'intérieur de ce cadre votre description tient plutôt bien. Je le compléterais juste sur un point : la question de ce qu'on fait du désir et du corps a été travaillée par d'autres traditions qui ne la classent pas d'abord comme péché. Le bouddhisme ancien, par exemple, range la conduite sexuelle sous la discipline générale de ne pas nuire et de ne pas tromper, pas sous une liste d'actes interdits en soi. Je ne dis pas que tout se vaut, les différences sont réelles. Mais présenter la position monothéiste comme la position religieuse risque d'effacer que d'autres ont buté sur la même question et y ont répondu autrement.