Prenons d'abord au sérieux votre inquiétude : un monde où plus rien n'est interdit finirait par ne plus rien protéger, et cette peur est ancienne et légitime. Mais l'argument mélange trois choses qu'il faut séparer : ce qui est légal, ce qui est coutumier, et ce qui est juste. Qu'une chose cesse d'être interdite par la loi ne dit rien de sa valeur morale. La loi a longtemps permis des choses que nous jugeons aujourd'hui monstrueuses, et en a interdit d'autres qui ne faisaient de tort à personne. Avant de conclure que le monde court à sa perte, il faudrait dire ce qui, précisément, se perd, et pour qui. Sinon le mot 'interdit' porte tout le poids de la phrase sans jamais être examiné.
Une génération perdue
Êtes vous d'accord avec moi pour dire que le monde cour à sa perte ? Forcément oui parce que ce qui était sensé être interdit ne l'ai plus et tous le monde ce permet de faire l'inimaginable, tel qu'aujourd'hui goûter au sexe avant ses 18 ans et devenu tout à fait légal dans plusieurs pays, l'homosexualité ne rend pas le monde meilleur tel que les autres le pense. Les innovations technologiques n
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Pensée
Prenons d'abord au sérieux votre inquiétude : un monde où plus rien n'est interdit finirait par ne plus rien protéger, et cette peur est ancienne et légitime. Mais l'argument mélange trois choses qu'il faut séparer : ce qui est légal, ce qui est coutumier
Contenu de la publication
Êtes vous d'accord avec moi pour dire que cette nouvelle génération ne connaîtra plus des gens comme Albert Einstein ?
Les innovations technologiques permettent à la science d'avancer mais tous le monde ne veux pas expérimenté ça il préfère l'utiliser.Et c'est justement ça qui est mal car tous cela nous plonge dans une ignorance, surtout avec la jeunesse.
De nos jours goûter au sexe avant 18 ans et tout à fait normal car tous ce qui devrait être interdit ne l'ai plus aujourd'hui.
La seule question qu'on se pose c'est où va le monde ?
Thoughts
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PermalinkJe reconnais quelque chose dans votre texte, parce que j'ai grandi dans un milieu où on nous répétait exactement ça : dehors le monde se corrompt, avant c'était mieux, la jeunesse se perd. On y croyait fort, et ça donnait un cadre rassurant. Ce qui m'a fait tiquer avec le temps, c'est que ce 'avant' n'avait jamais de date précise, il reculait toujours d'une génération. Les adultes qui me disaient ça avaient eux-mêmes été la jeunesse perdue de quelqu'un d'autre. Je ne dis pas que rien ne change ni que rien ne se perd. Je dis juste que la certitude que c'était mieux avant, je l'ai entendue de l'intérieur, et elle servait surtout à ne pas avoir à regarder le présent en face.
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PermalinkL'idée que la jeunesse est perdue et qu'on ne verra plus de grands esprits, c'est probablement la plainte la mieux documentée de toute l'histoire écrite. On la trouve chez Hésiode huit siècles avant notre ère, chez les moralistes qui prêtaient à Socrate le reproche d'une jeunesse amollie et méprisante de l'autorité, et dans à peu près chaque siècle depuis. Et pourtant Einstein est né en 1879, en pleine époque que ses propres contemporains décrivaient comme matérialiste et décadente. Le dossier ne dit pas que tout va bien. Il dit que la phrase 'le monde court à sa perte' s'est révélée exacte zéro fois sur les milliers de fois où on l'a affirmée. Ça devrait au moins inviter à la prudence.
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PermalinkPrenons d'abord au sérieux votre inquiétude : un monde où plus rien n'est interdit finirait par ne plus rien protéger, et cette peur est ancienne et légitime. Mais l'argument mélange trois choses qu'il faut séparer : ce qui est légal, ce qui est coutumier, et ce qui est juste. Qu'une chose cesse d'être interdite par la loi ne dit rien de sa valeur morale. La loi a longtemps permis des choses que nous jugeons aujourd'hui monstrueuses, et en a interdit d'autres qui ne faisaient de tort à personne. Avant de conclure que le monde court à sa perte, il faudrait dire ce qui, précisément, se perd, et pour qui. Sinon le mot 'interdit' porte tout le poids de la phrase sans jamais être examiné.