LES BLESSURES DU CŒUR
L’Espoir au-delà des larmes Auteur : Hans Kadima
Chapitre 1 : Une rencontre inattendue (suite)
Mais ce soir-là…
Hans ne pensait qu’à une seule chose.
Le sourire de Shekinah.
Il ne savait pas pourquoi cette image revenait sans cesse dans son esprit. Pourtant, chaque fois qu’il fermait les yeux, il revoyait ce sourire qui avait réussi à illuminer ses journées les plus sombres.
Il marcha encore quelques minutes avant d’entendre une voix familière derrière lui.
— Hans ! Hé, mon frère ! Tu comptes rentrer sans même saluer ton meilleur ami ?
Hans se retourna et aperçut Merdi qui arrivait, le sourire aux lèvres.
— Merdi ! Tu étais où depuis tout ce temps ?
— J’étais occupé, contrairement à certaines personnes qui passent leur temps à rêver en marchant !
Hans éclata de rire.
— Tu ne changeras jamais !
— Et toi non plus, mon frère. D’ailleurs, j’ai remarqué quelque chose depuis quelques jours.
— Quoi encore ?
Merdi s’approcha de lui et le regarda attentivement.
— Tu souris tout seul. Tu es souvent distrait. Et lorsque quelqu’un prononce le nom de Shekinah, ton visage change immédiatement.
Hans détourna le regard.
— Arrête tes histoires, Merdi.
— Mes histoires ? Hans, je te connais. Nous avons partagé tellement de choses que je peux reconnaître quand quelque chose te préoccupe.
Hans resta silencieux quelques secondes, puis soupira.
— Je ne sais pas ce qui m’arrive, mon frère. Depuis que je l’ai rencontrée, j’ai l’impression que quelque chose a changé en moi.
Merdi sourit doucement.
— Alors, peut-être que ton cœur essaie de te dire quelque chose que ta bouche n’ose pas encore avouer.
Hans ne répondit pas. Au fond de lui, il savait que Merdi n’avait peut-être pas tort.
Ils continuèrent leur chemin ensemble, parlant de leurs études, de leurs projets et de leurs rêves. Mais malgré les plaisanteries de Merdi, l’image de Shekinah ne quittait pas l’esprit de Hans.
Le lendemain matin
Le soleil venait à peine de se lever lorsque Hans se prépara pour l’université. Il choisit soigneusement ses vêtements, arrangea ses cheveux et vérifia son téléphone avant de sortir.
Il ne savait pas pourquoi, mais il espérait secrètement revoir Shekinah.
Arrivé à l’université, il retrouva Merdi devant la salle de cours.
— Mon frère, aujourd’hui, tu es particulièrement élégant ! lança Merdi.
— Merci, répondit Hans en souriant.
— Ne me dis pas que c’est pour une certaine personne ?
— Merdi, tu es vraiment insupportable !
Les deux amis rirent ensemble.
Soudain, une jeune femme apparut au bout du couloir.
C’était Shekinah.
Elle avançait tranquillement, un cahier contre sa poitrine. Lorsqu’elle leva les yeux, son regard croisa celui de Hans.
Pendant quelques secondes, aucun des deux ne bougea.
Elle lui adressa un petit sourire.
Hans sentit son cœur battre plus rapidement.
Merdi, qui n’avait rien manqué de la scène, se pencha vers lui.
— Mon frère, je crois que ta journée vient officiellement de commencer !
Hans lui donna une légère tape sur l’épaule.
— Tais-toi !
Shekinah s’approcha d’eux.
— Bonjour, Hans.
— Bonjour, Shekinah. Comment vas-tu ?
— Je vais bien, merci. Et toi ?
— Très bien.
La conversation était simple, presque banale. Pourtant, pour Hans, ces quelques mots avaient une importance particulière.
Merdi décida de les laisser discuter.
— Je vais chercher quelque chose. Je reviens !
Il s’éloigna avec un sourire malicieux.
Shekinah regarda Hans, puis baissa légèrement les yeux.
— Dis-moi, Hans… Est-ce que tu crois qu'une rencontre peut changer la vie d'une personne ?
Hans fut surpris par cette question.
Il réfléchit un instant avant de répondre :
— Oui. Je crois que certaines personnes arrivent dans notre vie sans prévenir. Au début, on ne comprend pas pourquoi. Mais avec le temps, on découvre qu'elles peuvent nous apprendre quelque chose d'important.
Shekinah sourit.
— C'est une belle réponse.
— Et toi, pourquoi poses-tu cette question ?
Elle hésita, puis répondit doucement :
— Parce que depuis que je t'ai rencontré, j'ai parfois l'impression que tu es quelqu'un que je connais depuis longtemps.
Hans la regarda sans savoir quoi dire.
À cet instant, la sonnerie retentit.
Shekinah se dirigea vers la salle de cours, mais avant d'entrer, elle se retourna une dernière fois.
— À tout à l'heure, Hans.
— À tout à l'heure, Shekinah.
Elle disparut derrière la porte.
Hans resta immobile quelques secondes, puis sourit.
Il ignorait encore que cette rencontre, qui lui apportait tant de joie, allait un jour lui faire découvrir la profondeur de la souffrance, mais aussi la force de l'espoir.
Car parfois, les plus belles histoires commencent par un simple sourire… avant de traverser les plus grandes tempêtes.
Fin de la suite du chapitre 1.