Trump : « Quand je serai parti, vous serez tous fauchés. »
Par: L'Aigle du Texas
Reuters/Le président américain Donald Trump a effectué un retour remarqué au grand dîner annuel de la presse de Washington, organisé sous haute surveillance trois mois après une tentative d'assassinat qui avait provoqué l'interruption de l'édition précédente. Fidèle à son style offensif, il a multiplié les piques contre les médias et ses adversaires politiques, dans un discours d'environ une heure devant les représentants de la presse et du monde politique.
Photo: Euronews
Évoquant les journalistes présents, Donald Trump a ironisé en affirmant qu'ils formaient « le plus gra-nd groupe de personnes atteintes du syndrome de délire anti-Trump jamais rassemblé ». Après une ouverture plus conciliante, il a rapidement renoué avec son ton habituel, alternant critiques des médias, attaques contre les démocrates et traits d'humour destinés à son public.
Le président est également revenu sur l'idée d'un troisième mandat, pourtant interdit par la Constitution américaine. Assurant qu'il « plaisantait », il n'en a pas moins arboré une casquette « Trump 2028 » et évoqué, sur le ton de la provocation, une hypothétique candidature à un quatrième mandat. Il a conclu son intervention en affirmant éprouver un « immense respect » pour les journalistes, avant de lancer : « Quand je serai parti, vous serez tous fauchés. »
Cette édition du gala revêtait une dimension symbolique après la tentative d'attentat survenue lors de la cérémonie du 25 avril. L'auteur présumé, Cole Allen, un Californien de 31 ans, est poursuivi notamment pour tentative d'assassinat contre le président des États-Unis et agression d'un agent fédéral. Il a plaidé non coupable. Les organisateurs ont maintenu l'événement afin de démontrer que la violence ne dicterait pas la vie démocratique américaine.
Organisé cette année au Waldorf Astoria de Washington dans un format plus restreint, le dîner a également rendu hommage à l'agent du Secret Service blessé lors de l'attaque ainsi qu'au personnel de l'ancien hôtel hôte. Cette nouvelle participation de Donald Trump, longtemps critique envers des médias qu'il qualifie régulièrement d'« ennemis du peuple », illustre une relation toujours aussi conflictuelle entre la Maison-Blanche et la pres-se américaine.