Par: L'Aigle du Texas
La FIFA ne renonce pas à son projet d'ouvrir une partie de ses activités commerciales à des investisseurs privés, malgré les vives critiques formulées par plusieurs confédérations continentales. Dans un communiqué, l'instance dirigeante du football mondial affirme que « personne n'est en train de vendre le football » et assure qu'elle poursuivra les consultations avec ses 211 fédé-rations membres afin de présenter le projet sur la base d'informations « exactes et transparentes ».
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L'opposition est particulièrement forte en Europe. Réunies à l'unanimité, les 55 fédérations de l'UEFA ont menacé de boycotter les prochaines compétitions organisées par la FIFA si cette dernière maintenait son projet de créer une société commerciale ouverte aux investisseurs privés. De son côté, la Concacaf, qui regroupe les fédérations d'Amérique du Nord, d'Amérique centrale et des Caraïbes, a également rejeté cette initiative, tandis que la Confédération asiatique (AFC) regrette l'absence de consultation préalable. La Confédération africaine de football (CAF) adopte une position plus prude-nte en invitant ses membres à examiner le projet avant de se prononcer.
À travers cette réforme, la FIFA souhaite accroître les ressources consacrées au développement du football mondial. La future société, baptisée FIFA Forward Enterprise (FFE), permettrait à des investisseurs privés de détenir jusqu'à 20 % du capital, tout en laissant à la FIFA le contrôle exclusif de la gouvernance, des compétitions, du calendrier international et des décisions réglementaires. L'orga-nisation espère ainsi lever 4,2 milliards de dollars, sur la base d'une valorisation estimée à 20 milli-ards de dollars.
Selon la FIFA, ce nouveau modèle financier permettrait de porter à 10 milliards de dollars les investis-sements consacrés au développement du football sur les quatre prochaines années. Chaque fédération membre pourrait recevoir une aide exceptionnelle de 20 millions de dollars dès 2027, tandis que les financements du programme FIFA Forward augmenteraient sensiblement sur le cycle 2027-2030. Malgré les assurances de son président Gianni Infantino, le projet continue de susciter un vif débat sur l'avenir de la gouvernance et de l'indépendance du football mondial.