Par: L'Aigle du Texas
Reuters/Le projet de la FIFA d'ouvrir une partie des droits commerciaux de la Coupe du monde à des investisseurs privés continue de susciter une forte contestation. Après l'UEFA et la Concacaf, la Confédération asiatique de football (AFC) a officiellement exprimé son opposition, estimant que toute réforme de cette ampleur doit être précédée d'une large consultation des fédérations membres. De son côté, la Confédération d'Océanie (OFC) a annoncé qu'elle examinerait attentivement le projet avant de prendre position.
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Dans un communiqué, l'AFC affirme partager les inquiétudes exprimées par plusieurs confé-dérations concernant la gouvernance du football mondial et la préservation de l'indépendance de la Coupe du monde. L'instance asiatique estime que les décisions stratégiques touchant à la plus prestigieuse des compétitions doivent être prises de manière transparente et en concertation avec l'ensemble des parties prenantes.
La pression sur le président de la FIFA, Gianni Infantino, s'est encore accentuée avec la démission de l'un de ses principaux conseillers. Opposé au projet de création d'une filiale commerciale chargée de gérer les droits de la Coupe du monde, ce proche collaborateur a déclaré qu'il rejetait « sans équi-voque » l'idée d'ouvrir le capital de cette structure à des investisseurs privés, estimant qu'une telle évolution pourrait compromettre l'indépendance et les valeurs fondamentales du football.
La FIFA défend toutefois son initiative en assurant qu'elle conservera le contrôle total de la gouvernance, des compétitions et des décisions réglementaires. L'organisation affirme que cette réforme vise à mobiliser de nouvelles ressources financières afin de renforcer le développement du football mondial et d'accroître les aides versées à ses 211 fédérations membres. Malgré ces garanties, la contestation gagne du terrain, laissant présager d'intenses négociations dans les prochaines semaines.