France:Marine Le Pen condamnée en appel
Par:L'Aigle du Texas
La cour d’appel de Paris a confirmé la culpabilité de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires du Rassemblement national. Reconnue coupable de détournements de fonds publics et de complicité, la dirigeante du RN a été condamnée à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un an ferme sous surveillance électronique, ainsi qu’à 100 000 euros d’amende. Sa peine d’inéli-gibilité, fixée à quarante-cinq mois dont trente avec sursis, est considérée comme déjà purgée en grande partie, ce qui lui permet juridiquement de pouvoir se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
Photo: TV5 Monde Info
La cour a estimé que les détournements de fonds relevaient d’un système organisé au bénéfice du Front national, devenu Rassemblement national, au détriment du Parlement européen. Les magistrats ont rejeté les arguments de la défense et considéré que Marine Le Pen occupait un rôle central dans ce dispositif, justifiant une responsabilité plus importante que celle des autres prévenus.
Plusieurs figures du RN ont également été reconnues coupables. Bruno Gollnisch, Louis Aliot, Nicolas Bay, Julien Odoul, Wallerand de Saint-Just, Catherine Griset, Guillaume L’Huillier, Timothée Houssin, Nicolas Crochet et Fernand Le Rachinel ont tous écopé de peines mêlant prison avec sursis, amendes et, pour certains, des peines d’inéligibilité. Le Rassemblement national, en tant que personne morale, a été condamné à une amende de deux millions d’euros, dont un million avec sursis, ainsi qu’à la confiscation d’un million d’euros déjà saisi.
Cette décision judiciaire a provoqué une forte mobilisation autour du palais de justice de Paris, où plusieurs centaines de journalistes et de nombreux responsables du RN étaient présents. Jordan Bardella, absent de l’audience, est resté au siège du parti afin de préparer la communication du mouvement après le verdict. Les réactions politiques ont rapidement afflué, plusieurs responsables de gauche rappelant que nul n’est au-dessus de la loi.
Si Marine Le Pen conserve la possibilité légale d’être candidate en 2027, sa condamnation à une année de prison sous bracelet électronique complique considérablement cette perspective. Elle avait elle-même indiqué qu’elle n’envisageait pas de mener une campagne présidentielle sous surveillance électronique. Cette décision relance ainsi les interrogations sur l’avenir politique du RN et sur le rôle que pourrait jouer Jordan Bardella lors de la prochaine élection présidentielle.