Par: L'Aigle du Texas
AFP/Le parquet de Paris a ouvert une enquête après la cyberattaque ayant exposé les données de près de 700 000 usagers de l’administration fiscale, a indiqué samedi le ministère public, sollicité par l’AFP. Les investigations ont été confiées à l’Office anticybercriminalité (Ofac), chargé notamment de faire la lumière sur les circonstances et l’ampleur de cette intrusion.
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L’enquête porte notamment sur l’extraction frauduleuse de données à caractère personnel contenues dans un système informatique mis en œuvre par l’État. Elle vise également des faits susceptibles de relever de la participation à une association de malfaiteurs en vue de la préparation d’un délit puni d’au moins cinq ans d’emprisonnement.
Selon la Direction générale des finances publiques (DGFiP), l’attaque, décrite comme plus sophisti-quée que les précédentes, a permis le vol de données concernant 678 000 usagers, particuliers et entreprises. Pour les particuliers, les informations dérobées comprennent notamment les noms et pré-noms, le quotient familial, le revenu fiscal de référence ainsi que le taux de prélèvement à la source. Côté entreprises, les données concernent notamment le numéro Siren et les coordonnées de l’entre-prise et de son mandataire.
Le fisc assure toutefois que les informations volées ne permettent pas d’accéder directement aux comptes sécurisés sur impots.gouv.fr. Les usagers concernés seront contactés à partir de lundi afin de les informer de l’incident et de les sensibiliser notamment aux risques d’usurpation d’identité. Mati-gnon a confirmé ce dispositif, tandis que le ministre des Comptes publics, David Amiel, a demandé à l’administration de tirer les enseignements de cette attaque.
Au-delà de l’enquête judiciaire, cette affaire place désormais l’administration fiscale devant la néces-sité de renforcer rapidement ses mécanismes de protection et de rétablir la confiance des usagers. Les conclusions des investigations pourraient ainsi conduire à l’adoption de nouvelles mesures de sé-curité visant à mieux préserver les données sensibles détenues par l’État.