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Bolivie : un mandat d’arrêt lancé contre l’ancien président Evo Morales

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Reuters/Le parquet général de Bolivie a ordonné l’arrestation de l’ancien président Evo Morales, l’accusant d’avoir joué un rôle dans les manifestations antigouvernementales qui ont paralysé le pays durant près de cinquante jours, entre mai et juin. Cette décision intervient dans le cadre d’une enquête portant sur les nombreux blocages routiers organisés à travers le ter-ritoire.

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Bolivie : un mandat d’arrêt lancé contre l’ancien président Evo Morales

Par: L'Aigle du Texas

Reuters/Le parquet général de Bolivie a ordonné l’arrestation de l’ancien président Evo Morales, l’accusant d’avoir joué un rôle dans les manifestations antigouvernementales qui ont paralysé le pays durant près de cinquante jours, entre mai et juin. Cette décision intervient dans le cadre d’une enquête portant sur les nombreux blocages routiers organisés à travers le territoire.

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Photo: Facebook

Selon le procureur général Roger Mariaca, le mandat d’arrêt fait suite à des plaintes déposées pour « soulèvement armé » et « terrorisme » par des représentants de la société civile et le ministère de l’Intérieur. Les autorités estiment que ces actions de protestation ont gravement perturbé l’économie et le fonctionnement du pays.

Pendant plusieurs semaines, des organisations indigènes, des syndicats et des producteurs de coca ont bloqué les principaux axes routiers pour réclamer la démission du président Rodrigo Paz, dans un contexte de profonde crise économique, marqué par une forte inflation, des pénuries et un ralentissement de l’activité. Face à cette situation, le gouvernement a décrété l’état d’exception et déployé les forces de sécurité afin de lever les barrages, qui avaient provoqué d’importantes pénuries de carburant, de produits alimentaires et de médicaments, notamment à La Paz et El Alto.

Âgé de 66 ans, Evo Morales demeure retranché dans son bastion du Chapare, une région du centre de la Bolivie, où il bénéficie d’un important soutien. Déjà visé depuis 2024 par un mandat d’arrêt dans une affaire de traite présumée de mineure, qu’il conteste fermement, l’ancien chef de l’État dénonce une « persécution politique ». Sur le réseau social X, il a affirmé que les autorités cherchent à le rendre responsable des mobilisations afin de détourner l’attention de la grave crise économique et sociale que traverse actuellement la Bolivie.