Chargement…

Sigmund Freud : L'Inconscient et le Préconscient - Dialogue et Débat avec

Ser7
Public 0 conversation 0 pensée 1 vote positif 0 vote négatif 0 série 1 vue

Sigmund Freud : L'Inconscient et le Préconscient - Dialogue et Débat avec le Savoir Ancestral

Contenu de la publication

Sigmund Freud : L'Inconscient et le Préconscient - Dialogue et Débat avec le Savoir Ancestral

Comment peut-on parler de l'inconscient et du préconscient comme de deux récepteurs d'une activité livide, configurés au fur et à mesure que se déploient les expériences tout au long de la vie, façonnant la compréhension des processus d'adaptation à l'environnement et au territoire dans la construction de la conception du temps et de l'espace comme créations de l'expérience ? Le préconscient et le conscient ne sont pas deux forces séparées, comme si chacune développait son activité indépendamment de l'autre. Au contraire, ils sont liés ; l'un préfigure l'autre, et l'autre lui donne sens. Ainsi, la vie dans la lividité est déterminée par les sensations de plaisir et de déplaisir, qui garantissent la vie biologique dans l'intégrité des forces motrices de l'orgone et leurs pulsations livides. Cette activité, qui donne sens aux relations entre les différentes parties du corps, signifie que, tout comme les organes souffrent de maladies, la vie psychique souffre également de maladies liées à son processus d'adaptation à l'environnement et à la réalité.

Comme le démontre Freud, les sensations de plaisir et de déplaisir qui façonnent notre perception de la réalité et notre adaptation à celle-ci peuvent être modifiées par des expériences qui rompent le lien entre plaisir et déplaisir. Ainsi, une expérience qui, vécue initialement, n'était pas adaptée aux forces libidinales peut devenir une pulsion altérant la libre circulation de la libido dans la vie psychique. Des expériences telles que la maltraitance et les abus sont difficiles à enregistrer dans la libido et à intégrer aux images créées au sein de l'océan des passions, comme l'appelait Freud. De cette manière, on peut vivre d'une façon inadaptée aux variations des différentes manifestations libidinales qui se configurent dans les relations interpersonnelles et communautaires. Dans ce contexte, le sommeil doit être considéré comme une forme de vie psychique permettant à la pulsion de se rétablir et de retrouver son état d'émancipation, où la conscience la gouverne et la régule. Ceci concerne la vie de l'inconscient et du préconscient.

Mais comment transmettre ces expériences aux peuples ancestraux qui, à proprement parler, ne croient pas à l'existence d'une libido, mais plutôt à celle d'un totem ou d'une autre figure qui façonne leurs relations et à partir de laquelle se construisent la perception et l'élaboration de ces relations ? Comment, d'un point de vue freudien, valoriser une personne qui croit qu'il y a en elle peut-être un serpent, un fruit, ou la Terre Mère, et qui s'efforce de vivre sa vie psychique en harmonie avec elle ? Sans aucun doute, à cet égard, la psychanalyse et les concepts freudiens, à l'instar d'autres conceptions, notamment religieuses, sont limités par leur incapacité à pénétrer le processus épistémologique et ontologique de la construction de ces autres adaptations et compréhensions des relations interpersonnelles et de la vie communautaire – un problème épistémologique qui concerne non seulement la psychologie, mais aussi l'ethnologie et la sociologie, et qui les réduit à de simples croyances, ignorant et ne pouvant valoriser la signification présente dans la conscience de ces populations, présentes non seulement dans les zones rurales, mais aussi dans nos villes. D'où la nécessité de sciences humaines plus flexibles, y compris la théologie, pour pouvoir valoriser et apprécier ces autres expériences.

null