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Césariennes sous Pression

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La politique de santé menée par la Turquie autour des accouchements suscite une vive controverse. Selon le quotidien BirGün, plus de 100 gynécologues-obstétriciens pratiquant des césariennes ont été sanctionnés par le ministère turc de la Santé. Certains ont reçu des amendes, tandis que d'autres ont été temporairement suspendus, une décision qui provoque une forte inquiétude au sein de la communauté médicale.

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Césariennes sous Pression

Reuters / La politique de santé menée par la Turquie autour des accouchements suscite une vive controverse. Selon le quotidien BirGün, plus de 100 gynécologues-obstétriciens pratiquant des césariennes ont été sanctionnés par le ministère turc de la Santé. Certains ont reçu des amendes, tandis que d'autres ont été temporairement suspendus, une décision qui provoque une forte inquiétude au sein de la communauté médicale.

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Photo:TIKA

La Turquie affiche le taux de césariennes le plus élevé des pays de l'OCDE, avec plus de 60 % des naissances réalisées par cette intervention chirurgicale. Estimant que ce chiffre est excessif, le gouvernement a lancé la campagne « Décennie de la famille » afin d'encourager la natalité et de promouvoir davantage les accouchements par voie basse lorsque cela est médicalement possible.

Dans ce cadre, les autorités ont interdit, depuis avril 2025, les césariennes pratiquées dans les établissements privés sans justification médicale. Les médecins concernés par les sanctions sont accusés de ne pas avoir respecté cette réglementation. Le ministère de la Santé affirme que cette politique vise à réduire les interventions chirurgicales jugées non nécessaires et à améliorer les pratiques médicales.

Cette décision est vivement contestée par de nombreuses organisations professionnelles. Plusieurs associations de médecins estiment que les sanctions risquent de porter atteinte à l'indépendance médicale et de créer un climat de pression susceptible d'influencer les décisions prises dans l'intérêt des patientes. Elles rappellent que le choix du mode d'accouchement doit reposer avant tout sur une évaluation médicale individualisée, en tenant compte de la santé de la mère et de l'enfant.

Au-delà du débat sur les césariennes, cette affaire soulève des questions plus larges sur l'équilibre entre les politiques publiques de santé, la liberté d'exercice des professionnels et les droits des femmes dans le choix de leur prise en charge médicale. Elle illustre également les défis auxquels sont confrontés de nombreux pays pour réduire le recours aux césariennes lorsqu'elles ne sont pas médi-calement indiquées, tout en garantissant la sécurité des patientes.